La légende de Sleepy Hollow: le livre vs le film, par Lemon.

«Le vieux Baltus Van Tassel était l’image parfaite du fermier prospère, satisfait et généreux. Il est vrai que son regard et ses pensées n’allaient que rarement au-delà des limites de sa ferme; mais à l’intérieur de celles-ci, tout était confortable, plaisant et bien entretenu. Il était heureux de sa fortune, sans en être fier, et se piquait davantage de la chaleureuse abondance de ses biens que du style de vie qui était le sien. Sa forteresse était située sur les rives de l’Hudson, dans l’une de ces retraites verdoyantes et fertiles où les fermiers Hollandais aiment tant à construire leur nid. »

Bonjour à tous! Je dois vous avouer que la chronique d’aujourd’hui est inspirée du fait que j’ai déjà très hâte à l’automne… Un peu tôt je sais! Mais il y a longtemps que j’ai envie de vous parler de la différence entre l’oeuvre originale de Washington Irving et l’adaptation de Tim Burton.

L’automne dernier, je vous avais fait une recette littéraire inspirée de la légende de Sleepy Hollow, j’avais donc lu le livre pour cette occasion. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu’il s’agit en fait d’une nouvelle de moins de 100 pages! Après avoir vu le film, je m’attendais à un roman assez similaire. Attention, j’ai été surprise, mais pas déçue! 

La nouvelle a été publiée en 1820, mais l’histoire se déroule en 1790 dans un village de l’état de New York, habité principalement par des Hollandais. On y retrouve sensiblement les mêmes personnages: Ichabod Crane (à la différence qu’il est instituteur et non constable), Katrina Van Tassel, son père Baltus et Abraham «Brom Bones» Van Brunt.

Maintenant, la grosse différence entre le livre et le film vient du fait que le film est beaucoup plus élaboré. Dans la nouvelle, on rencontre un grand, maigre et maladroit personnage qui aimerait épouser la belle Katrina, étant toutefois en compétition avec l’athlétique «Brom Bones». Ichabod se rend à une soirée chez le riche fermier Van Tassel, où tout ne se déroule pas selon ses plans. Durant la fête, les anciens du village racontent la légende du Val Dormant (Sleepy Hollow) et de son cavalier sans tête. Ichabod étant très superstitieux, lors de son trajet de retour chez lui, durant la nuit, il ne cesse de repenser à ces histoires de fantômes. Il est alors poursuivi par le cavalier sans tête, qui lui lance une citrouille… Je ne vous en dit pas plus! Mais disons que ça résume l’essentiel du livre.

Dans le film, on retrouve aussi cette même scène, à la différence qu’elle se produit assez tôt, contrairement au livre où elle se produit près de la fin. L’adaptation nous propose une histoire abracadabrante (et très divertissante), où quelqu’un contrôle le cavalier décapité et lui fait tuer certaines personnes dans un but bien précis. Alors que la conclusion du film est claire, celle de la nouvelle est plus mystérieuse et c’est surtout au lecteur de tirer ses propres conclusions.

Dans l’oeuvre originale, on passe aussi beaucoup de temps sur les descriptions. Lorsque Ichabod se rend chez les Van Tassel, on s’imagine parfaitement le chemin qu’il emprunte, comme si on y marchait nous-même. Pareil pour la nourriture, et ça rend le tout très agréable à lire.

«Cela se passait, je l’ai dit, par une belle journée d’automne, le ciel était clair et serein, et la nature avait revêtu cette riche livrée dorée que l’on associe communément à l’idée d’abondance. Les bois s’étaient parés des plus sobres tons bruns et jaunes, tandis que les plus jeunes arbres, sous la morsure du gel, offraient des nuances brillantes d’orangé, de pourpre et d’écarlate. On commencait à voir, haut dans le ciel, les premiers vols de canards sauvages, et l’on entendait le cri de l’écureuil dans les bouquets de hêtres et de noyers, et, par intervalles, le sifflement songeur de la caille dans le chaume voisin.» 

Je ne préfère pas un plus que l’autre; je relirais le livre sans hésitation pour me délecter de cette atmosphère fin 18ième siècle, mais le film est définitivement un classique d’Halloween! À la différence que la nouvelle est plus simple, si vous aimez un, vous aimerez l’autre à coup sûr!

Bonus: Cliquez ici pour savoir ce que j’écoutais en écrivant cette chronique!

Sleepy Hollow est-il un classique pour vous aussi? Avez-vous lu le livre? J’aimerais énormément avoir d’autres opinion à ce sujet! Sinon, récemment j’ai vu sur l’instagram de Caro from woodland qu’elle s’est procuré le crime d’Halloween d’Agatha Christie, j’ai été trop inspirée (lire ici jalouse!) et j’ai dû me l’acheter aussi! Ça fait des lustres que je veux le lire, mais tout comme elle, je me le réserve pour le mois d’Octobre. J’espère que vous passez un bon mois d’Août, on se retrouve mardi prochain!

 

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2 commentaires sur « La légende de Sleepy Hollow: le livre vs le film, par Lemon. »

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