Chroniques de Lemon: Gros-Câlin, par Romain Gary.

«Je sais parfaitement que la plupart des jeunes femmes aujourd’hui refuseraient de vivre en appartement avec un python de deux mètres vingt qui n’aime rien tant que de s’enrouler affectueusement autour de vous, des pieds à la tête.»

Bonjour à vous! Je vous retrouve aujourd’hui pour la revue d’un livre que j’ai enfin terminé après des années!

On m’avait prêté Gros-Câlin il y a… 4 ans? Je l’ai recommencé au moins cinq fois, j’ai dû l’acheter après ne plus l’avoir eu en ma possession, puis finalement la semaine dernière, je suis passé à l’attaque.

C’est que voyez-vous, c’est une lecture que je qualifierais de lourde. On suit l’histoire de M. Cousin, un français qui habite à Paris et qui a beaucoup de difficulté à communiquer adéquatement avec les autres. Faute de relations avec ses pairs, il adopte un python qu’il garde dans son appartement de deux pièces. Cousin qualifie son récit d’ouvrage sur les pythons qui vivent dans l’agglomération Parisienne, alors qu’on assiste plutôt à ses relations avec les autres. On voit qu’il a un grand besoin d’amour un peu traduit en dépendance affective, il est aussi anxieux et a beaucoup de difficulté à gérer sa solitude.

Je dois vous avouer que j’ai dû aller lire quelques analyses du livre au beau milieu de ma lecture, car j’étais parfois un peu perdue. J’ai qualifié ce roman de lourd, parce que la majorité du temps, Cousin s’exprime en paraboles, il faut constamment lire entre les lignes, et ça devient un peu fatiguant.

Outre l’anxiété, on voit que Cousin a des troubles psychologiques. Il invente des choses: il pense qu’une collègue de bureau veut se marier avec lui alors qu’elle ne le voit que comme un simple collègue, ou encore il croit que parce que son voisin fait de l’aide humanitaire, il voudra sûrement être son ami. Il se prend parfois pour son serpent et vice-versa. Gros-câlin lui apporte beaucoup de réconfort, par exemple lorsqu’il s’enroule autour de son lui, Cousin se sent alors aimé.

Je pense que la base de l’histoire, c’est à dire un homme timide qui vît avec un python dans une grande ville, pourrait être très intéressant, ce fût néanmoins pour moi un livre que j’avais hâte de finir. En le lisant, je n’étais pas toujours concentré, car comme mentionné précédemment à force de toujours avoir à lire entre les lignes on perd un peu l’intérêt. J’ai le sentiment d’avoir lu ce livre pour me débarasser, comme une tâche que je devais finir.

J’ai malgré tout ressenti beaucoup de compassion pour Cousin. Dans ses moments de solitude, d’anxiété, j’avais de la peine et de la sympathie pour lui.

Ce n’est pas une mauvaise lecture, loin de là, et je sais que c’est un livre très apprécié, ce n’est tout simplement pas mon genre de lecture. Je crois que c’est un roman qu’on lit pour un cours de philosophie ou si on aime la grande littérature.

Note: 2.5/5 (Ma note reflète mon appréciation du roman, non sa qualité, sinon je lui donnerais plus)

Avez-vous déjà lu ce livre? Si vous l’avez lu donnez moi votre opinion, j’aime beaucoup avoir l’avis des autres sur une même lecture. Restez aussi à l’affût, dans les semaines qui suivent Mango et moi vous préparons des extras un peu spéciaux! Je vous souhaite à tous une très belle semaine!

 

 

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2 commentaires sur « Chroniques de Lemon: Gros-Câlin, par Romain Gary. »

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